La montée des eaux

L’élévation du niveau de la mer peut être causée par des facteurs multiples et complexes qui résultent conjointement des effets des apports en eau (des inlandsis, des calottes glaciaires et des glaciers), de l'expansion thermique de l'eau sous l'effet de sa température, et de la répartition des masses d'eau sous l'effet des grands courants et des vents. L'élévation n'est en effet pas uniforme ; elle varie selon les régions de l'océan (selon la hauteur de la masse d'eau sous-jacente, la proximité par rapport à l'équateur, l'action des vents et grands tourbillons). Il existe aussi sur de grands pas de temps des différences régionales temporelles liées aux courants et à la configuration des fonds et des côtes. Par ailleurs, les surcotes sont plus importantes dans les détroits exposés à des courants forts, en raison d'un effet « goulet d'étranglement » face à l'onde de marée.

Le niveau de la mer s'est élevé d'environ 120 mètres depuis le pic de la dernière glaciation, il y a environ 18 000 ans. L'augmentation a surtout eu lieu jusqu'à 6000 ans avant aujourd'hui. Depuis 3000 ans avant aujourd'hui, et ce, jusqu'au début du XIXe siècle, le niveau de la mer n'a pratiquement pas bougé, n'augmentant que de 0,1 à 0,2 millimètre par an. Depuis 1900, il augmente de 1 à 3 mm par an. Depuis 1992, l'altimétrie satellite à partir de TOPEX/Poseidon indique un taux d'élévation d'environ 3 mm par an.

L'élévation du niveau marin est une des conséquence du réchauffement climatique, via deux processus principaux : la dilatation de l'eau, de la mer (puisque les océans se réchauffent), et la fonte des glaces terrestres.
 Au XXe siècle, la mer a monté de 17 cm. Le rapport du GIEC de 2007 estimait que la mer pourrait s'élever de 18 à 42 cm d'ici 2100.

Cette prévision a été révisée et portée à 0,50 à 1 m d'ici 2100 par une étude (publiée 28 novembre 2012 pour la 18e conférence de l'ONU sur le climat à Doha) sur le changement climatique. En 20 ans, de 1990 à 2011, la mer a monté en moyenne de 3,2 mm/an selon (données satellitales) ; c'est 60 % de plus que les 2 mm par an anticipés par le GIEC pour son scénario moyen.

On nomme submersions marines les « inondations temporaires de la zone côtière par des eaux d’origine marine lors événements météorologiques (tempête ou simple conjonction d'une forte dépression et d'un vent de mer) et océanographiques (houles, marée) d’ampleur très inhabituelle »